Harare, 5 aprile 2007 (IRIN) Sia i sindacalisti sia il governo si dichiarano soddisfatti per come si è svolto lo sciopero generale di due giorni indetto dalla centrale sindacale Zimbabwe Congress of Trade Unions (ZCTU).
Per quest’ultima, lo sciopero generale decretato per protestare contro il deterioramento delle condizioni di vita è stato un “grande successo”, anche se a partire da mezzogiorno vi sono stati alcuni negozi e banche che hanno cominciato ad aprire.
 “I lavoratori hanno seguito la parola d’ordine dello sciopero ed alcune società sono rimaste chiuse, anche se sappiamo che le forze di sicurezza ne hanno costretto alcune ad aprire”, ha dichiarato Last Tarabuka, portavoce della centrale sindacale ZCTU.
Martedì, il primo giorno di sciopero, alcuni conducenti di taxi minibus avevano scelto di tenere le macchine in autorimessa per paura degli attacchi degli scioperanti, specialmente nelle bidonvilles.
Altri hanno fatto sciopero condividendo la protesta decretata dai sindacalisti per segnalare il malcontento della popolazione contro la crisi economica responsabile di un tasso di inflazione del 1700%.
I bus della compagnia nazionale di trasporto, invece, mercoledì hanno circolato e anche i mezzi di alcuni rari trasportatori che sono riusciti a procurarsi del carburante a prezzo sovvenzionato. Le banche del quartiere degli affari (CBS) e i grandi magazzini erano aperti.
Secondo Johnson Manyakara, presidente della Confederazione dei lavoratori dello Zimbabwe (EMCOZ), è troppo presto per fare una valutazione sulla riuscita dei due giorni di sciopero.
“E’ difficile fare un bilancio definitivo, perché se prendo ad esempio l’impresa in cui lavoro, dovrei dire che le adesioni sono state basse, tenuto conto del fatto che il 98% dei lavoratori erano al lavoro. Comprendete bene che io non dispongo di dati sul tasso di adesione in tutti i settori di attività”.
Secondo un altro rappresentante dell’EMCOZ, le imprese dell’industria pesante sono state le più toccate dallo sciopero.
“Infatti, se le banche e le altre imprese del quartiere degli affari non sono state toccate, nelle zone industriali, al contrario, alcune officine sono state costrette a fermarsi perché molti dipendenti erano assenti. Altri non erano andati a lavorare perché erano semplicemente in congedo”.
Per il ministro dell’informazione, Sikhanyiso Ndlovu, le due giornate di sciopero sono state un “flop”. Il ministro ha anche accusato la ZCTU di avere decretato lo sciopero per motivi politici e non economici.
“Il popolo dello Zimbabwe - si è felicitato - ha sconfessato la richiesta di cambiamento. I lavoratori hanno ignorato lo sciopero decretato dalla ZCTU con l’appoggio dei governi occidentali, soprattutto Gran Bretagna e stati Uniti, e si sono presentati al lavoro.. La polizia e l’esercito hanno vegliato sulla sicurezza del paese”.

 

ZIMBABWE: Grève générale, les deux camps crient victoire


HARARE, 5 avril 2007 (IRIN) - Syndicalistes et gouvernement apprécient différemment l’impact de la grève générale de deux jours décrété par la centrale syndicale Zimbabwe Congress of Trade Unions.

Pour le Zimbabwe Congress of Trade Unions (ZCTU), la grève générale décrétée pour protester contre la détérioration des conditions de vie a été « un grand succès », même si dès midi, quelques magasins et banques ont commencé à rouvrir leurs portes.

« Les travailleurs ont suivi le mot d’ordre de grève et certaines sociétés sont restées fermées, même si nous savons que les forces de sécurité ont contraint quelques-unes d’entre elles à rouvrir », a déclaré Last Tarabuka, porte-parole de la centrale syndicale ZCTU.

Au premier jour de la grève, mardi, des centaines d’opérateurs de taxis minibus avaient choisi de garer leurs véhicules craignant les attaques de grévistes dans les bidonvilles, en particulier.

Certains opérateurs ont suivi le mot d’ordre de grève en solidarité avec la protestation décrétée par les syndicalistes pour marquer le mécontentement de la population contre la crise économique responsable d’un taux d’inflation de 1 700 pour cent.

En revanche, les bus de la compagnie nationale de transport circulaient mercredi, comme ceux de quelques rares transporteurs qui avaient réussi à se procurer du carburant à un prix subventionné. Les banques du quartier des affaires (CBS) et les grands magasins avaient également ouvert leurs portes.

Selon Johnson Manyakara, président de la Confédération des travailleurs du Zimbabwe (EMCOZ), il est trop tôt pour faire une bonne évaluation de l’impact des deux journées de grève.

« Il est difficile de dresser un bilan définitif, car si je prends l’exemple de mon entreprise, je dirais que l’impact a été très faible compte tenu du fait que 98 pour cent des salariés étaient présents au travail. Vous comprendrez que je n’ai aucune information sur le taux de suivi de la grève dans tous les secteurs d’activité ».

Pour un autre représentant de l’EMCOZ, les entreprises de l’industrie lourde ont été les plus touchées par le mouvement de grève.

« En effet, si les banques et les autres entreprises du quartier des affaires n’ont pas été touchées, dans les zones industrielles par contre, certaines usines ont été obligées de fermer car beaucoup d’employés étaient absents. D’autres salariés n’étaient pas venus travailler parce qu’ils étaient tout simplement en congé ».

Pour le ministre zimbabwéen de l’Information, Sikhanyiso Ndlovu, les deux journées de grève ont été un « flop ». Il a accusé le ZCTU d’avoir décrété le mouvement de grève pour des raisons plutôt politiques qu’économiques.

« Le peuple zimbabwéen a désavoué la demande de changement de régime. Les travailleurs ont ignoré la grève décrétée par le ZCTU avec l’appui de gouvernements occidentaux, notamment la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, et ils se sont présentés au travail. La police et l’armée ont veillé à la sécurité dans le pays », s’est félicité le ministre.

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